Ma chronique dans “L’Obs” cette semaine est sur la psychologie des dirigeants (qui est rudimentaire, vous allez voir) et comment le numérique…

Ma chronique dans “L’Obs” cette semaine est sur la psychologie des dirigeants (qui est rudimentaire, vous allez voir) et comment le numérique bouleverse tout cela (tout doucement).
Plus nous montons haut (en politique, dans les affaires, dans l’entertainment), plus nous avons besoin de récompenses. C’est difficile à comprendre pour tous ceux qui pensent que l’ascension elle-même est la récompense. Mais cette vision utilitariste de l’ascension est justement la vision déformée des gens qui restent en bas. (Et cette vision déformée les empêche de monter d’ailleurs.)
La théorie de la récompense affective dans les hautes sphères explique la prévalence dans ces milieux non seulement de la corruption, mais aussi de l’alcoolisme, de la drogue, de l’adultère et j’en passe (!).
Une version plus positive est offerte par ceux qui montent et dont la récompense est le sentiment, parfois justifié, de changer le monde. C’est comme ça qu’il tiennent le coup et préservent leur indépendance et leur santé (exemple : Jeff Bezos). Et c’est comme ça, d’ailleurs, qu’on détecte très tôt les grands entrepreneurs comme les grands politiques : ils veulent monter, mais ils veulent aussi changer le monde :-)
Si j’avais pu faire plus long j’aurais tenté d’expliquer pourquoi Emmanuel Macron ni-de-gauche-ni-de-droite est finalement surtout de droite : c’est parce que, malgré sa sincérité (dont je ne doute pas), les clientèles de droite sont sociologiquement beaucoup mieux organisées que les autres pour exprimer de l’affection quand des décisions sont prises dans leur intérêt. Il suffit souvent d’un dîner en ville ou d’une partie de golf.
A l’inverse, la grande crise de la gauche s’explique par la dislocation du système de récompense de ses dirigeants. La gauche a elle-même contribué à marginaliser les corps intermédiaires (les syndicats) dont la fonction était de témoigner de l’affection aux dirigeants politiques de gauche lorsqu’ils faisaient une politique de gauche.
Qui est là aujourd’hui au quotidien pour réconforter un dirigeant quand il conduit une politique de gauche ? L’affection biaisée des journalistes politiques a contribué à envoyer Hollande dans le mur. Et l’affection des énarques, malgré toutes leurs qualités, ne suffit pas à tenir le coup à ce niveau :-)
La gauche ne renaîtra jamais de ses cendres si elle n’imagine pas une nouvelle manière, sans doute plus numérique, de récompenser ses dirigeants une fois qu’ils sont au pouvoir. C’est un sujet qu’Obama a commencé à défricher, mais il y a encore beaucoup de travail.

J’en ai assez de voir la France se déchirer semaine après semaine autour des mêmes sujets : l’identité, la laïcité, l’islam dans la République

J’en ai assez de voir la France se déchirer semaine après semaine autour des mêmes sujets : l’identité, la laïcité, l’islam dans la République.
Du coup, j’ai écrit un petit texte pour contribuer, à ma modeste mesure, à marginaliser les affreux de tous bords et à nous extirper de cette spirale infernale.
L’enjeu n’est pas de pratiquer sans relâche le culte de la République rêvée de Ferdinand Buisson et Georges Clemenceau ; il est d’imaginer une nouvelle République pour l’âge de la multitude.
=> C’est ma chronique dans “L’Obs” en kiosque cette semaine.

“A force d’entonner le refrain de la “régulation”, nous finissons par oublier pourquoi exactement nous voulons réguler les grandes entreprises…

“A force d’entonner le refrain de la “régulation”, nous finissons par oublier pourquoi exactement nous voulons réguler les grandes entreprises numériques – et surtout dans l’intérêt de quelle partie prenante.
S’agit-il de protéger les consommateurs et les travailleurs face aux entreprises numériques ? Les entreprises nationales face aux entreprises étrangères ? Les entreprises traditionnelles face aux entreprises numériques ? La confusion règne et chacun essaie de tirer la couverture à soi.”
=> Un article de fond que j’ai écrit pour la revue “L’Économie politique” sur la question de la “régulation” des entreprises numériques dans l’économie numérique globale. Cc Sébastien Soriano Guillaume Duval Alter Éco J-David Chamboredon.

La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur qui se pavane et se démène une heure durant sur la scène, et puis qu’on n’entend plus, , …

La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur qui se pavane et se démène une heure durant sur la scène, et puis qu’on n’entend plus,
Macbeth en forêt. Shakespeare en folies à Champigny. Il reste quelques places le vendredi 4 mai. 21 H. 01 48 80 05 95 Si t’as pas peur du noir et des sorcières.

“Les agresseurs sexuels ne sont pas reconnus coupables, ils ont une peine de 18 mois avec sursis

“Les agresseurs sexuels ne sont pas reconnus coupables, ils ont une peine de 18 mois avec sursis. Ici, il vaut mieux violer un enfant que voler une voiture ! Celui qui a prouvé qu’il avait un penchant pour un mineur, se retrouve en liberté dans la société, il n’est même pas sur le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
Tout le monde peut consulter ce fichier ?
Ce fichier n’est pas automatique, c’est le juge qui décide qui doit y figurer. Sa consultation hélas n’est ni automatique ni obligatoire, et les personnes fichées sont uniquement celles qui ont été condamnées à des peines de plus de 5 ans. Ce qui est très rare en France. La consultation de ce fichier devrait être obligatoire par toutes les entités publiques et privées quand elles offrent des emplois en contact avec des enfants.
Quel suivi faut-il mettre en place pour les pédophiles ?
30 à 40% des pédocriminels, abstinents ou pas, ont vécu des abus sexuels dans leur enfance. Ils n’ont pas été entendus ni reconnus comme victimes. On les a mis au banc de la société sans rien leur proposer. Il n’y a pas eu de suivi médical. Nous avons proposé des solutions qui marchent ailleurs. L’attirance sexuelle envers les enfants, ce n’est pas une maladie, cela ne se soigne pas. Le pédophile n’est pas malade, c’est pas un monstre, c’est un être humain comme nous. Sauf qu’il éprouve une attirance sexuelle qui est grave, condamnable et punissable. Il faut les aider comme on le fait dans d’autres pays.
Innocence en danger travaille dans plusieurs pays. Vous avez lancé des campagnes efficaces notamment en Allemagne…
Le premier mois, nous avons reçu plus de 700 appels et depuis 2005, nous avons traité plus de 10 000 cas. La campagne a été financée par des fonds privés et publics. Nous avons créé une hotline 24h sur 24 avec des experts. Et un spot très soft : un homme dans le métro est assis face à une maman avec son petit garçon de 8 ans, il le regarde et baisse les yeux gêné. Une voix off dit « Si tu aimes les enfants, mais un peu trop, tu as besoin d’aide, appelle-nous ». Franchement, c’est pas agressif. Nadine Morano venue nous voir en Allemagne, avait apprécié cette campagne et ce spot mais de retour en France, elle nous a dit « Ca on ne peut pas le faire en France ».
A l’association, on reçoit des courriers de prédateurs sexuels qui ne sont pas actifs, qui sortent de prison, et ils ont peur. Peur de craquer. Il faut les aider, cela s’appelle de la prévention, pour eux et pour les enfants. Il n’y a rien pour eux en France alors qu’on sait qu’un quart des pédophiles récidivent, que beaucoup ne sont jamais condamnés, et qu’un pédophile fait à peu près 120 victimes dans une vie. C’est grave ! Il n’y a pas d’impulsion politique, devant cette inertie et cette inaction, je me pose des questions.”
Homayra Sellier, présidente d’Innocence en danger.

C’EST TROP DEMANDÉ ??, Donc c’est trop demander !, “Alors comme ça, l’assassin de la petite Angélique, avait été condamné en 1996 à 9 ans…

C’EST TROP DEMANDÉ ??
Donc c’est trop demander !
“Alors comme ça, l’assassin de la petite Angélique, avait été condamné en 1996 à 9 ans pour viol avec arme…
Cette fois-ci, son arme, c’était le Viagra, la pilule magique qui fait bander comme des ânes les hommes qui refusent les lois de la nature et du temps.
Évidemment, les femmes ménopausées qui doivent subir les assauts quotidiens de leur vieux mari drogué à cette merde, sont priées de ne pas la ramener. Après tout, “faut pas trop se plaindre quand on est une vieille peau qui se fait encore baiser”, n’est-ce pas?
Je lis ici et là qu’on ne peut pas l’interdire aux clients des prostituées, tout le monde s’en branlant les couilles qu’elles se plaignent de passes épuisantes et irritantes à cause du Viagra, car après tout, ” ce ne sont que des putes”,n’est ce pas ?
Quid d’en interdire la vente aux violeurs récidivistes et aux pédophiles? Ou c’est trop demander aussi ?
En fait, tout ce que demandent les féministes est de trop. C’est connu, nous ne sommes que des misandres mal baisées et hystériques, n’est ce pas ?”
Belzebuth Kahena

Une philippique , J’aurais voulu parler à la nouvelle Ministre de la Culture, parce que les nouveaux ministres disaient : on va vous écouter

Une philippique
J’aurais voulu parler à la nouvelle Ministre de la Culture, parce que les nouveaux ministres disaient : on va vous écouter.
Pourquoi moi ? Parce que je lui aurais dit : “Françoise Nyssen, j’ai 50 ans de théâtre au compteur, je connais beaucoup mieux que quiconque le monde du théâtre, puisque j’ai émargé aux jeunes compagnies émergentes, au théâtre de rue, j’ai joué dans toute l’institution, même à l’Opéra Bastille, même dans le In d’Avignon, j’ai joué dans plus de 40 pays, j’ai co-dirigé une scène nationale pendant neuf ans, je connais vraiment les arcanes du théâtre public, vous devriez m’écouter, car je crois bien que cela pourrait vous éclairer”.
Je n’ai jamais eu de réponse.
Evidemment.
Alors j’ai voulu passer par une radio de service public, pour parler, expliquer, raconter le théâtre et son évolution : zéro réponse.
Qui je suis pour tous ces gens -là ? Un plébéien.
Le théâtre c’est fait comme ça,
Il y a les patriciens et les plèbéiens.
Et pourtant nous sommes tous supposés être au moins des penseurs, des rêveurs, des idéalistes, des décrypteurs du système en place
Or nous sommes métastasés par un système ultra -marchand et castique.
Celui qui comme moi a touché aux quartiers, aux banlieues, aux campagnes, au théâtre de rue, celui-là n’a pas droit d’avoir un rendez -vous, avec une Ministre ou un conseiller du président de la République, c’est une espèce de pestiféré, on ne lui parle pas, on ne l’écoute pas, on le méprise, on l’ignore.
Même dans les lieux un peu décalés comme le 104, ou la Villette, pas de réponse, il y a interdiction de pénétrer.
On va me dire : tu craches dans la soupe, tu es subventionné depuis 1971… Alors tais -toi.
Un manifeste vient de sortir qui s’en prend à la politique culturelle de la Ministre, à qui on reproche un retour à la quatrième République, mais moi, je ne sais même pas de quelle politique culturelle il s’agit, à part la même antienne depuis cinquante ans : démocratisation, démocratisation démocratisation.
Quand je vois l’acharnement disproportionné de la bourgeoisie d’Etat contre deux cents personnes qui ont décidé de bâtir leur vie sur de nouveaux paradigmes, je comprends mieux à quel point tout ce qui pourrait concourir à changer l’existence, à inventer de nouveaux modes d’expression théâtrale est considéré comme suspect, dangereux, en un mot qui résume tout : zadiste.
Jacques Livchine
Metteur en songes

ASSURANCE CHÔMAGE : d’où vient le DEFICIT ???, À lire

ASSURANCE CHÔMAGE : d’où vient le DEFICIT ???
À lire … à dire … En 2016, l’Unédic a versé 35,5 milliards d’euros pour indemniser les chômeurs. La même année, elle a reçu 35 milliards de recettes provenant essentiellement des cotisations patronales et salariales versées pour son financement. « Le système est équilibré depuis toujours. Il n’y a pas de déficit de l’assurance-chômage, même depuis le début de la crise. La dette et le déficit ne sont pas engendrés par les règles de l’assurance », nous rappelle l’économiste Bruno Coquet, spécialiste de l’assurance-chômage.
Le problème vient d’ailleurs. Depuis 2008, l’Unédic doit aussi participer au financement de Pôle emploi, l’organisme public qui accompagne (et contrôle) les chômeurs, à hauteur de 10% de ses recettes – soit 3,3 milliards d’euros en 2016. Alors que ce n’était pas son rôle initialement, la contribution de l’assurance-chômage au service public de l’emploi dépasse désormais largement celle de l’État.
(via Bremond Olivier)

La Vie Nouvelle (hebdomadaire savoyard) fait sa une sur la revitalisation des centres-villes et met en avant quelques initiatives Echelloises

La Vie Nouvelle (hebdomadaire savoyard) fait sa une sur la revitalisation des centres-villes et met en avant quelques initiatives Echelloises. Comment garder de l’attractivité aux centres-bourgs et centres-villes, et conserver un commerce de proximité ? voilà un sujet important et du moment.
Le gouvernement s’est emparé du sujet mais avec un prisme métropolitain, comme il en a l’habitude. En savoie, seul Chambéry sera aidée !!
Notre organisation territoriale et rurale a encore du souci à se faire… et nos petits efforts, avec nos petits moyens, nous paraissent parfois bien dérisoires.

J’ai eu le plaisir d’intervenir ce matin à l’Université de Lyon 2, lors du colloque de l’Association Française des Acteurs de…

J’ai eu le plaisir d’intervenir ce matin à l’Université de Lyon 2, lors du colloque de l’Association Française des Acteurs de l’Education (AFAE) sur le thème : Éducation et Territoire.
Une expérience très intéressante et une réelle satisfaction de représenter mes collègues de l’association des Maires de France.
Même si on ne sait pas quel est le problème, l’Education est probablement la solution.

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