C’est ma hantise

C’est ma hantise. Ce guitariste sur l’esplanade de Beaubourg joue et personne ne prête attention à lui. Nous avons connu cette posture à l’Unité, commencer un spectacle devant personne. C’était comme ça l’ouverture de la première édition
d’Aurillac. Personne place de la mairie. Et cette année, 10 juillet 2018 : 23 H Villeneuve les Avignon, la Nuit Unique. Je ne veux pas ressembler à ce guitariste et jouer 7 heures d’affilée devant personne. La Nuit Unique serait décidément le plus grand des cauchemars.

“La fureur qui m’anime a de trop justes causes , et il faudra qu’il arrive bien des choses “, Ce matin je comprends bien cette réplique…

“La fureur qui m’anime a de trop justes causes
et il faudra qu’il arrive bien des choses “
Ce matin je comprends bien cette réplique d’Alceste, et je deviens misanthrope.
parce que je suis furieux.
je suis furieux contre les Molières, une sinistre comédie qui veut faire croire qu’ils sont eux “le théâtre”? pourquoi m’a t-on enlevé le droit de vote ? Qui vote ? Pourquoi jamais aucune pièce de l’Unité n’a figuré dans le catalogue, j’ai joué Vania 80 fois, Macbeth 43 fois. Je n’existe pas à leurs yeux.
Dumontet le président voudrait que cela se passe à 20 H 30 et pas à 22 H 50.
Moi je voudrais que cela soit à 3 H du matin, c’est la honte de notre profession. Pour le prix du Jeune public, ils amènent une épave humaine encore vivante, alors là je trouve que pour une fois on y croit un peu, et qu’il y a enfin de l’humour, ils annoncent Michaël Lonsdale, alors je les trouve un peu irrespectueux de se moquer d’un vieillard qui a un pied dans la tombe. Mais non Jacques tu te trompes, c’est vraiment lui … ce grand comédien, et le public applaudit debout pendant 5 bonnes minutes : sa dernière apparition sans doute.
Je suis furieux contre Macaigne. Moi qui avais cru voir en lui un des secoueurs du théâtre. Dans “je suis un pays “ à la Colline il recycle ses anciens spectacles dans une sorte de bouillie lamentable, bon c’est sûr il va abandonner le théâtre. A l’époque Reneric, Thibaut Lacroix , Laure Calamy portaient Shakespeare ou Dostoievski, mais là c’est la décadence, pour de vrai ; quand tu traites la décadence tu dois t’arranger pour ne pas l’être. Mal joué mal écrit, propos confus et criés.
Je suis furieux contre le public. Ils applaudissent debout à la fin. Je crois vraiment que de plus en plus le public est sourd et aveugle, il en attendu parler, c’est une marque, une star, alors ils rangent leur esprit critique, et applaudissent, d’ailleurs pendant toutes les 4 Heures on nous demande d’applaudir sans arrêt comme à la télé : sous vos applaudissements messieurs dames !
Je suis furieux contre l’institution théâtrale. Comme c’est le théâtre Vidy de Lausanne qui co- produit, notre théâtre national du 20 ème dit la Colline, le prend les yeux fermés tandis que je nous allons sans doute jouer notre dernier Macbeth en forêt qui vaut 10 000 fois cette merde dégoulinante.
Pour terminer mes fureurs du matin, je suis furieux contre les phubbers. Le phubbing, mot-valise anglais formé à partir de phone (« téléphone ») et de snubbing (« snober, repousser ») et qui peut se traduire par « télésnober », est l’acte d’ignorer des personnes physiquement présentes en consultant son téléphone plutôt que de communiquer avec elles.

Le local commercial éphémère se pare d’une vitrine en trompe-l’œil, entre deux périodes d’occupation !, La commune des Echelles essaye de…

Le local commercial éphémère se pare d’une vitrine en trompe-l’œil, entre deux périodes d’occupation !
La commune des Echelles essaye de relever le défi de la défense du commerce de centre-bourg, en luttant contre les vitrines vides et en favorisant l’achat local.
#jacheteicimonvillagevivra

Hind Elidrissi sur les annonces récentes du Gouvernement => “La démarche consistant à partir de la complexité du problème n’est pas la bonne

Hind Elidrissi sur les annonces récentes du Gouvernement => “La démarche consistant à partir de la complexité du problème n’est pas la bonne. Il faut partir des besoins réels des indépendants et trouver les solutions techniques après, mais cela implique que les indépendants s’expriment.”

L’ALÉVISME aurait été (peut-être) une branche du chiisme duodécimain

L’ALÉVISME aurait été (peut-être) une branche du chiisme duodécimain. Il se classe dans les traditions soufies [confréries d'initiation mystique] et ses croyances sont assimilables au panenthéisme. Ses rites n’ont pas grand chose à voir avec ceux de l’islam sunnite ou chiite.
Les Alévis représentent 20 % de la population en Turquie, où ils sont soumis à une intense pression d’assimilation au sunnisme majoritaire (comparativement, les protestants sont 2% de la population française !).

Ma chronique dans “L’Obs” cette semaine est sur la psychologie des dirigeants (qui est rudimentaire, vous allez voir) et comment le numérique…

Ma chronique dans “L’Obs” cette semaine est sur la psychologie des dirigeants (qui est rudimentaire, vous allez voir) et comment le numérique bouleverse tout cela (tout doucement).
Plus nous montons haut (en politique, dans les affaires, dans l’entertainment), plus nous avons besoin de récompenses. C’est difficile à comprendre pour tous ceux qui pensent que l’ascension elle-même est la récompense. Mais cette vision utilitariste de l’ascension est justement la vision déformée des gens qui restent en bas. (Et cette vision déformée les empêche de monter d’ailleurs.)
La théorie de la récompense affective dans les hautes sphères explique la prévalence dans ces milieux non seulement de la corruption, mais aussi de l’alcoolisme, de la drogue, de l’adultère et j’en passe (!).
Une version plus positive est offerte par ceux qui montent et dont la récompense est le sentiment, parfois justifié, de changer le monde. C’est comme ça qu’il tiennent le coup et préservent leur indépendance et leur santé (exemple : Jeff Bezos). Et c’est comme ça, d’ailleurs, qu’on détecte très tôt les grands entrepreneurs comme les grands politiques : ils veulent monter, mais ils veulent aussi changer le monde :-)
Si j’avais pu faire plus long j’aurais tenté d’expliquer pourquoi Emmanuel Macron ni-de-gauche-ni-de-droite est finalement surtout de droite : c’est parce que, malgré sa sincérité (dont je ne doute pas), les clientèles de droite sont sociologiquement beaucoup mieux organisées que les autres pour exprimer de l’affection quand des décisions sont prises dans leur intérêt. Il suffit souvent d’un dîner en ville ou d’une partie de golf.
A l’inverse, la grande crise de la gauche s’explique par la dislocation du système de récompense de ses dirigeants. La gauche a elle-même contribué à marginaliser les corps intermédiaires (les syndicats) dont la fonction était de témoigner de l’affection aux dirigeants politiques de gauche lorsqu’ils faisaient une politique de gauche.
Qui est là aujourd’hui au quotidien pour réconforter un dirigeant quand il conduit une politique de gauche ? L’affection biaisée des journalistes politiques a contribué à envoyer Hollande dans le mur. Et l’affection des énarques, malgré toutes leurs qualités, ne suffit pas à tenir le coup à ce niveau :-)
La gauche ne renaîtra jamais de ses cendres si elle n’imagine pas une nouvelle manière, sans doute plus numérique, de récompenser ses dirigeants une fois qu’ils sont au pouvoir. C’est un sujet qu’Obama a commencé à défricher, mais il y a encore beaucoup de travail.

J’en ai assez de voir la France se déchirer semaine après semaine autour des mêmes sujets : l’identité, la laïcité, l’islam dans la République

J’en ai assez de voir la France se déchirer semaine après semaine autour des mêmes sujets : l’identité, la laïcité, l’islam dans la République.
Du coup, j’ai écrit un petit texte pour contribuer, à ma modeste mesure, à marginaliser les affreux de tous bords et à nous extirper de cette spirale infernale.
L’enjeu n’est pas de pratiquer sans relâche le culte de la République rêvée de Ferdinand Buisson et Georges Clemenceau ; il est d’imaginer une nouvelle République pour l’âge de la multitude.
=> C’est ma chronique dans “L’Obs” en kiosque cette semaine.

“A force d’entonner le refrain de la “régulation”, nous finissons par oublier pourquoi exactement nous voulons réguler les grandes entreprises…

“A force d’entonner le refrain de la “régulation”, nous finissons par oublier pourquoi exactement nous voulons réguler les grandes entreprises numériques – et surtout dans l’intérêt de quelle partie prenante.
S’agit-il de protéger les consommateurs et les travailleurs face aux entreprises numériques ? Les entreprises nationales face aux entreprises étrangères ? Les entreprises traditionnelles face aux entreprises numériques ? La confusion règne et chacun essaie de tirer la couverture à soi.”
=> Un article de fond que j’ai écrit pour la revue “L’Économie politique” sur la question de la “régulation” des entreprises numériques dans l’économie numérique globale. Cc Sébastien Soriano Guillaume Duval Alter Éco J-David Chamboredon.

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